Perspectives trimestrielles sur les marchés
 
 

 

Conséquences pour les portefeuilles 

Les avantages de la diversification internationale augmentent

Devant les rares excès observés dans l’économie, l’accélération de l’économie mondiale et les taux d’intérêt toujours accommodants, nous continuons de penser que la phase d’expansion actuelle n’est pas encore terminée. À ce stade-ci du cycle, nous estimons que les investisseurs devraient continuer de surpondérer les actions au détriment des obligations et des liquidités. Les placements en actions devraient viser les marchés développés, plus particulièrement les États-Unis et les marchés internationaux. La corrélation entre les marchés a diminué au cours des derniers trimestres, ce qui augmente les avantages d’une diversification des placements à l’échelle internationale. 

La difficulté au deuxième semestre sera d’évaluer la réaction à un relèvement du taux d’intérêt à un jour par la Fed et à la montée éventuelle des taux obligataires. Nous estimons que cela créera des conditions difficiles pour les composantes des portefeuilles sensibles aux taux d’intérêt. La politique monétaire ultra-accommodante passe le flambeau à une croissance axée sur les données fondamentales et, comme ce passage ne se fera pas sans heurts, cela devrait créer un certain nombre d’occasions.

Obligations : Pour l’instant, nous continuons de miser sur les échéances courtes plutôt que sur le taux. Le risque de taux d’intérêt est simplement trop grand dans un contexte d’augmentation des taux obligataires. Même si le marché est encombré, nous nous positionnons dans le bas de la courbe. Le défi sera de déterminer à quel moment étendre la durée. Le marché pourrait facilement réagir de manière excessive à une série de données économiques plus robustes, ce qui créerait une bonne occasion. 
Nous préférons également le risque de crédit au risque de duration à ce stade-ci du cycle. Notre conviction est cependant moins forte qu’aux trimestres précédents, puisque les pertes sur prêts commencent à augmenter, en particulier dans le secteur de l’énergie. 

Actions : La hausse des taux obligataires n’est pas nécessairement mauvaise pour les actions. Si elle est provoquée par une amélioration des données économiques et que l’inflation est faible ou contenue, les marchés boursiers devraient profiter de cette conjoncture. Par contre, les conditions ne seront pas les mêmes pour tous. Certains secteurs sont plus sensibles aux taux d’intérêt que d’autres et nous pensons que ceux-là vont continuer de pâtir. On pense entre autres aux services aux collectivités, aux télécommunications et à la consommation de base, qui ont tous largement profité de la politique monétaire de taux nul. 

Nous voyons de meilleures occasions dans les secteurs cycliques nord-américains, comme la technologie et l’industrie. Même si le secteur de la technologie regroupe un éventail plus large d’entreprises que jamais auparavant, on y retrouve certaines des meilleures occasions de croissance interne au sein du marché, ce qui ne se présente pas souvent. À mesure que la confiance des entreprises continue de s’améliorer, nous estimons que les dépenses des entreprises en technologie vont augmenter. Le cas du secteur de l’industrie est plus délicat. Aux États-Unis, la monnaie représente un obstacle important pour plusieurs, alors qu’au Canada c’est un facteur positif. En ce moment, le choix des titres est donc crucial. 

Du côté des secteurs cycliques mondiaux, comme les matériaux et l’énergie, nous restons prudents. Les marchés émergents continuent de progresser, mais il faut s’attendre à quelques passages à vide. La Russie et le Brésil sont en tête de notre liste, mais le ralentissement de l’expansion en Chine va probablement empêcher une croissance robuste de la demande. Si l’on ajoute à cela la vigueur du dollar US, les conditions sont particulièrement difficiles pour le secteur des ressources. 

La finance est un autre secteur qui englobe un grand nombre de sous-secteurs. La bonne nouvelle, c’est que les valorisations sont raisonnables. De plus, si l’économie nord-américaine fait des progrès, en bonne partie grâce aux États-Unis, une légère augmentation des marges d’intérêt nettes devrait aider beaucoup d’établissements de dépôt, comme les banques et les sociétés de courtage. Le secteur de l’assurance va profiter d’un meilleur appariement entre l’actif et le passif, tandis que les FPI vont pâtir. Il faut encore une fois être plus sélectifs. L’activité de fusion et d’acquisition est un autre thème porteur. L’année 2015 est en voie de battre le record de 2007 pour le nombre de transactions, et les services bancaires d’investissement de la plupart des banques en profitent. 

Meilleurs vœux de succès pour vos placements et soyez prudents!


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Le temps de passer le flambeau

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